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publié le 6 Novembre 2016

MONACO CROWDFUNDING ET LA VENTURE PHILANTHROPY

MONACO CROWDFUNDING ET LA VENTURE PHILANTHROPY

Contribuer à créer un monde meilleur

Une tradition philanthropique
La philanthropie sur le continent européen se développe à partir du Moyen-Age, alimentée par la tradition judéo-chrétienne de charité. Cet héritage philanthropique s’est perpétué sous les différents régimes politiques qui reconnaissent l’impact de la philanthropie privée au bénéfice de l’intérêt général. Cette reconnaissance par les Etat européens modernes, s’est notamment traduite par l’octroi en contrepartie de dons de dispositifs d’incitation fiscale. La conséquence de cette mesure s’est traduite par l’augmentation du montant du don moyen sans pour autant augmenter le nombre de donateurs.
D’autres facteurs, comme l’expérience personnelle, le sens du devoir, l’attachement à des valeurs chrétiennes, le souci de sa postérité, ont influencé les comportements des philanthropes. « L’homme qui meurt riche, meurt disgracié » disait l’industriel et philanthrope américain Andrew Carnegie.
Cet état d’esprit a amené la philanthropie américaine à dépasser en collecte la philanthropie européenne dans des proportions de 1 à 10. Ainsi en 2015, si les Etats-unis comptent 98% de donateurs pour une collecte de 229 Mds$, l’Europe n’en dénombre que 44% pour une collecte de 24,4Mds€ (avec là encore une disparité entre les autres pays européens et le Royaume Uni qui totalise à lui seul la moitié du volume des dons).
Le financement participatif (crowdfunding) entraîne à son tour une évolution du paysage de la générosité en augmentant le nombre de petits donateurs et la prise de conscience collective à certaines causes, mais avec là encore la prédominance de la philanthropie anglo-saxonne.

Autre différence notable, la plupart des fondations européennes fonctionnent selon un modèle de collectes récurrentes, par opposition au modèle Outre-Atlantique basé sur l’emploi des ressources tirées de leur dotation initiale (legs).
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La « venture philanthropy »
Jusqu’alors, donner, c’est faire confiance à un organisme et au fonctionnement du secteur caritatif de manière générale.
Le profil des nouveaux philantro-capitalistes sont des entrepreneurs ayant fait fortune dans les nouvelles technologies collaboratives. L’esprit collaboratif « contribuer à rendre le monde meilleur » doit guider leur comportement de nouveaux riches. Pour continuer à fédérer leur communauté autour d’une image positive, ils sont convaincus de devoir agir sur des causes humanitaires majeures. Mais ils appliquent à cet engagement de vrais changements structurels en modifiant profondément les rapports existants entre le contributeur et le porteur de projet.

Ils transposent leur vison managériale faite d’optimisation de l’impact social et d’une culture du résultat jusqu’à la notion de rentabilité, inexistante avant eux dans la philanthropie. Le don désintéressé cède la place à une philanthropie active, la « venture philanthropy » basée sur le SROI (« social return on investment »). Le « venture » philanthrope utilise ainsi l’argent qu’il apporte comme un moyen de renforcer sa « capacité d'agir ». Il désire mettre son expertise acquise lors de ses expériences entrepreneuriales au service des causes qu’il veut servir. Il crée à son tour de nouvelles structures philanthropiques de plus en plus professionnelles. Il recrute des salariés compétents et expérimentés, issus des meilleures universités pour remplir au mieux les missions de sa fondation.


La structure de « venture philanthropy » ainsi créée, s’implique durablement (souvent 5 ans à 7 ans) dans le fonctionnement du bénéficiaire du don afin d’en assurer la meilleure utilisation possible. Elle contribue à créer une véritable compétence au sein de l’organisme bénéficiaire comme c’est déjà le cas au sein de sa propre fondation. On l’appelle «capacity building». Le « venture » philanthrope changera la gouvernance si celle-ci n’engendre pas des résultats significatifs.
La « venture philanthropy » vs « impact investing »

Dès lors, la « venture philanthropy » s’apparente à l’« impact investing » dans ce qu’elle définit comme objectif prioritaire à la contribution, un retour social mesurable (emploi, innovation en technologies durables, santé, etc.). Ce « social return on investment » implique une prise de risques en rapport avec l’impact significatif attendu qui peut aller jusqu’à la perte partielle ou total du capital investi.
Une étude réalisée en 2013 par l’EUROPEAN VENTURE PHILANTHROPY AND SOCIAL INVESTMENT nous apprend que plus de 2,5 Mds€ ont été engagés dans la « venture philanthropy » dans les secteurs de la finance participative (17%), l’éducation (15%), l’environnement (14%) et la santé (13%).
Tout comme l’« impact » investisseur, le « venture » philanthrope évite la dispersion ses contributions et se concentre sur un nombre restreint des projets accompagnés. Donner et investir sont indissociables dans l’acte de philanthropie. Le « venture » philanthrope investit en argent, mais aussi en disponibilité (conseil d’administration dans près de 50% des cas) et en stratégie. La rentabilité financière est une variable ajustée à des objectifs réalistes essentiellement dans le cas d’une contribution en prêt ou en prise de participation dans des startups liées à l’environnement ou à l’économie sociale. Elles doivent mettre en place un business model viable capable de fonctionner, à terme, sans soutien.
Les bénéficiaires de la « venture philanthropy » existent depuis moins de 5 ans dans 87% des cas.
Mais, contrairement à l’impact investing, la « venture philanthropy » reste un financement majoritairement en dons, même si récemment sont apparus d’autres instruments financiers tel que le financement de la dette, telle que la prise de participations, ou bien encore telles que les dettes hybrides. Comme il investit dans la durée, le « venture » philanthrope a recours à un mix des types de financements (dons/prêts/investissements en capital).
Monaco Crowdfunding ou la pratique de la « venture philanthropy »

Les projets proposés sur la plateforme de Monaco Crowdfunding ont tous un impact social et humain indéniable : la santé d’enfants défavorisées ou hospitalisés, la sauvegarde de la biodiversité, et la préservation de l’environnement. Les porteurs de projets allient professionalisme et expérience réussie sur le terrain.
La « venture philanthropy » joue un rôle fondamental dans le financement du développement durable, comme nous avons pu le démontrer lors de la campagne de crowdfunding pour la startup d’agriculture urbaine Terre de Monaco et demain celle de Share-Me, plateforme de mise en relation directe entre consommateurs et producteurs locaux pour allier « traçabilité des produits » et « réduction de l’empreinte carbone ». Monaco Crowdfunding croit à la demande émergente des « consom’acteurs ».
La dimension humaniste du projet est prépondérante dans le choix de sélection des projets présentés sur la plateforme Monaco Crowdfunding, mais ils sont soumis à des critères propres à l’impact investment ».

-Professionnalisme du porteur de projet (rapport d’activités, comptes annuels, présence sur le terrain, personnels expérimentés)
-Examen approfondi : Due diligence par un partenaire externe, Business case, exit strategy.
-Réalisation d’un diagnostic ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).
-Accompagnement à la formalisation d’une politique de développement durable et à une démarche de progrès.



Indice BNP Paribas 2016 de la philanthropie individuelle produit par Forbes en coopération avec le métier Wealth Management de BNP Paribas


La « venture philanthropy » doit générer de nouvelles attitudes partenariales et Monaco Crowdfunding innove en travaillant actuellement au co-funding autour de projets rigoureusement sélectionnés. Une centaine de fondations, family offices, Impact investors de chaque continent ont été ou vont être contactés pour créer le premier « venture philanthropy pool » avec Monaco Crowdfunding.

En co-investissement avec Monaco Crowdfunding, ce pool prendra des participations minoritaires ou majoritaires au capital de PME dont l’activité correspond aux domaines du Développement Durable :
> Environnement : économies d’énergie ou de ressources, recyclage, technologies propres en matière de transport, de bâtiment, d’énergie, réduction des pollutions, dépollution, chimie verte, produits bio, préservation de la biodiversité, économie circulaire, économie de fonctionnalité, etc., et/ou
> Social : éducation, culture, bien-être, commerce équitable, etc.


Monaco Crowdfunding est le pont entre les financements philanthropiques et les ONG ou entreprises impactantes pour contribuer à créer un monde meilleur.